Fernand Léger « Étude de Nu » au Musée Peggy Guggenheim à Venise

Fernand Léger, Étude de Nu, Musée Peggy Guggenheim à Venise
Léger, Étude de Nu
Huile sur Papier (63,6 x 48,5 cm) Hiver 1912-13 Musée Peggy Guggenheim

« Considérant qu'un tableau doit être matériellement le contraste d'un mur sur lequel on le pose, il doit personnifier le mouvement et la vie dans toute sa puissance.

Tout doit être terne à côté de lui.

Je crois qu'il n'y a que l'époque actuelle qui permette cela (étant dégagée de limitatif).

On peut réaliser l'intensité plastique et on doit éviter les surfaces mortes dans le tableau.

Fernand Léger, Étude de Nu, Musée Peggy Guggenheim à Venise
Fernand Léger, Étude de Nu
La question des surfaces vives et des surfaces mortes est pour moi le point de jugement en peinture. »
Fernand Léger

« Léger a atteint ce deuxième stade — le Cubisme synthétique — sans être passé par le Cubisme analytique.

Pendant que ses camarades se débattaient dans le conflit qui résultait de leur volonté acharnée de rendre compte, dans le rectangle donné du tableau, de tout ce qu'ils savaient d'un objet, Léger (il le dit) ne visait qu'à « exaspérer les volumes, les formes ».

Fernand Léger, Étude de Nu, Musée Peggy Guggenheim à Venise
Fernand Léger, Étude de Nu
L'antinomie entre l'expérience vécue et la toile sur laquelle elle devient visible pour tous était très atténuée pour Léger qui « déboîtait les formes ».

La déformation n'est pas une gêne pour lui qui côtoie la « peinture abstraite ».

A l'en croire, il aurait même peint en 1913 et 1914 des « tableaux abstraits ».

Au vrai, ces tableaux ont tous une « expérience vécue » à leur point de départ, et constituent, en fait, des variations sur un thème — un Nu dans l'atelier, entre autres.
Daniel-Henry Kahnweiler


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