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Allégories de l'histoire de Florence par Vasari au Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio


Giorgio Vasari et Giovanni Stradano, La Fondation de Florence Colonie Romaine, au plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence en Italie.

Selon la théorie d’Ange Politien, basée sur le « Libri Colonarium », Florence qui aurait été fondée en l’an 70 av. J.-C. serait devenue colonie romaine en l’an 43 av. J.-C.

Giorgio Vasari et Giovanni Stradano, La Fondation de Florence Colonie Romaine, au plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence en Italie
Fondation de Florence Colonie Romaine
Cette colonisation se serait effectuée pendant le triumvirat d’Octave-Auguste, Lépide et Marc-Antoine qui sont représentés par Vasari sur la gauche du tableau au moment où ils donnent aux Florentins l’étendard de la ville avec son lys blanc sur fond rouge.

Le premier des triumvirs représentés est Octave-Auguste, reconnaissable grâce à son casque surmonté d’un bouquetin tenant un globe et un gouvernail, son signe zodiacal, mais également celui du duc de Florence Cosme Ier de Médicis.

De cette façon subtile, Vasari peut unir symboliquement le fondateur de la colonie romaine de Florence au duc Cosme Ier, fondateur de l’État toscan.

Le second triumvir qui tend l’étendard est Marc-Antoine, reconnaissable à l’Hercule qui surmonte le casque qui se trouve à ses pieds. Enfin, le troisième triumvir est Lépide avec un cheval cabré sur le haut de son casque.

Derrière les trois triumvirs, on peut voir la cité antique de Florence en construction, ainsi que celle de Fiesole dans le lointain. La colonie florentine est bâtie sur les rives de l’Arno et l’on peut voir sur la gauche des troupes en ordre de marche.

De nombreux ouvriers sont représentés en train d’édifier les premiers bâtiments et ouvrages d’art parmi lesquels on peut voir l’amphithéâtre, le temple octogonal dédié à Mars devenu par la suite, selon la tradition, le baptistère de San Giovanni, et l’aqueduc. Les murs fortifiés de la porte nord de Florence sont déjà construits.

On peut aussi voir un homme en train de tracer les limites de la ville à l’aide d’une charrue tirée par deux bœufs.

Sous le tableau est écrit : « FLORENTIA ROM [ANORUM] COLONIA LEGE IULA A III VIRIS DEDUCITUR ».

Giorgio Vasari et Giovanni Stradano, « Arnolfo di Cambio présente le projet d’agrandissement de Florence » Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.

Vasari a représenté ici le projet du troisième agrandissement des murs d'enceinte de Florence. Cet agrandissement fut décidé en 1284.

Giorgio Vasari et Giovanni Stradano, Arnolfo di Cambio présente le projet d'agrandissement de Florence, au plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence en Italie.
Agrandissement de Florence
Dans ce tableau on voit l'architecte et artiste Arnolfo di Cambio en train de présenter son projet architectural d'agrandissement de la ville aux membres de la Signoria, habillés à l’antique.

Dans le fond on peut voir les constructions de la Porta San Friano bénis par l'évêque agenouillé devant l’autel et posant la première pierre en étant entouré des responsables des entreprises chargées des travaux.

Les travaux de ce troisième élargissement de la ville de Florence se terminèrent en 1333, près d’un demi-siècle après.

À l’issue de ces travaux, le périmètre du mur d’enceinte de Florence était de huit kilomètres et demi avec de grandes portes d’entrée et sortie de la ville ainsi que soixante-trois tours de garde.

Florence était à l’époque la ville la mieux fortifiée et organisée d’Italie.

Vasari a pris quelques libertés avec la chronologie de l’édification de certains bâtiments florentins dans son tableau puisque les travaux de la Cathédrale Santa Maria del Fiore ne furent commencés qu’en 1296.

De même pour le Palazzo Vecchio qui ne fut construit qu’en 1298 ou encore le campanile de Giotto dont les travaux furent initiés en 1334.

Sous le tableau on peut lire l’inscription : « CIVIB[US] OPIB[US] IMPERIO FLORENT[IA] LATIORI POMOERIO CINGITUR ».

Giorgio Vasari, le Pape Clément IV donne son étendard au capitaine du parti des guelfes, au plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence en Italie.

Vasari a représenté ici le Pape Clément IV en train de donner son étendard au capitaine et aux chevaliers du parti des guelfes afin d’extirper les gibelins de Toscane.

Giorgio Vasari, le Pape Clément IV donne son étendard au capitaine du parti des guelfes, au plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence en Italie.
Clément IV donne son étendard
Le capitaine Guido Novello est agenouillé devant lui ainsi que ses hommes pour recevoir le drapeau des armes du pape Clément IV avec un aigle rouge qui saisit un dragon vert.

Des armes qui étaient déjà celles de Guy Foulques Le Gros (1249-1268), devenu pape Clément IV en 1265 à la mort d’Urbain IV.

Ce pape favorisa le parti gibelin qui soutenait l’Église.

Sur la droite, l’un des chevaliers tend l’étendard de Florence avec un lys blanc sur fond rouge.

Sous le tableau, on peut lire : « FLOR [ENTINES] CIVES A CLEMENTE IIII ECCLESIAE DEFENSORES APPELLANTUR ».

Giorgio Vasari et Giovanni Stradano, « Union de Florence et Fiesole » Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.

Selon une tradition non confirmée, il y aurait eu une guerre entre Fiesole et Florence en 1010.

Giorgio Vasari et Giovanni Stradano, Union de Florence et Fiesole, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Union de Florence et Fiesole
À l’issue de celle-ci, la ville de Fiesole aurait été en grande partie détruite suivie par une pacification entre Florence et Fiesole et les habitants de cette dernière seraient venus habiter dans le nord de Florence.

Dans le tableau de Vasari, on voit les représentants des deux villes se serrer la main devant un homme en armure qui les réunit.

Vasari a également représenté les habitants de Fiesole en train de descendre depuis les hauteurs de la ville chargés de leurs biens pour venir s’installer à Florence.

Deux cavaliers tiennent chacun l’étendard des deux villes, celui de Florence à gauche avec le lys sur fond rouge et celui de Fiesole à droite avec la Lune sur fond blanc.

Au premier plan on aperçoit les habitants des deux villes qui se prennent dans les bras pour fêter cette union.

Au bas du tableau est inscrit : « FLORENTIA CRESCIT FAESULARUM RUINIS ».

Giorgio Vasari, Allégorie des quartiers de Santa Maria Novella et San Giovanni, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.

Le « tondo » (tableau circulaire) de « L’Allégorie des quartiers de Santa Maria Novella et San Giovanni » peint par Giorgio Vasari au plafond de la salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence montre deux militaires en armes représentant ces deux quartiers de Florence.

Giorgio Vasari, Allégorie des quartiers de Santa Maria Novella et San Giovanni, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Santa Maria Novella et San Giovanni
Sur la droite se trouve celui qui symbolise le quartier de San Giovanni dont on peut voir le baptistère sur fond azur dans le blason à ses pieds.

Juste au-dessus, les étendards du quartier sont tenus par quatre putti.

On y voit un lion d’or, un dragon vert, une paire de clefs (à peine visible) et dans le quatrième à droite les armes rouge et azur du sous-quartier de Vair.

Sur la gauche se tient un autre militaire casqué avec le blason de Santa Maria Novella à ses pieds représentant un Soleil aux rayons d’or sur un fond azur.

Sur les étendards des quatre sous-quartiers qui se trouvent au-dessus de lui, on peut voir de gauche à droite une vipère, une licorne, un lion rouge et un autre lion dans le dernier.

La ville de Florence est symbolisée par le lion central dont les pattes sont posées sur chacun des deux blasons, mais également par la jeune femme dans le haut du tableau, Fiorenza, qui sème des fleurs.

Giorgio Vasari, Allégorie des quartiers de Santa Maria Novella et San Giovanni, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Santa Maria Novella et San Giovanni
Giorgio Vasari, Allégorie des quartiers de Santa Maria Novella et San Giovanni, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Santa Maria Novella et San Giovanni

Giorgio Vasari, Allégories des quartiers de Santa Croce et Santo Spirito, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.

Giorgio Vasari, Allégories des quartiers de Santa Croce et Santo Spirito, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Santa Croce et Santo Spirito
Dans le bas du tondo, le blason de gauche avec sa croix d’or sur fond azur pâle représente Santa Croce tandis que le blason à sa droite est représenté comme une énorme bouche ouverte d’où émerge une colombe auréolée d’or.

Au-dessus de la balustrade sont représentés les quatre étendards de chacun des deux quartiers.

Pour Santa Croce, un chariot d’or, un bœuf, un lion noir et les roues.

Pour Santo Spirito, l’échelle, la coquille, la sphère et le dragon.

Le lion rampant, le Marzocco, symbole de Florence, domine les deux blasons tandis qu’une Florence féminine domine les autres symboles.

Giorgio Vasari, Allégories des quartiers de Santa Croce et Santo Spirito, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Santa Croce et Santo Spirito
Giorgio Vasari, Allégories des quartiers de Santa Croce et Santo Spirito, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Santa Croce et Santo Spirito

Giorgio Vasari et Jacopo Zucchi, Allégorie de Certaldo du quartier de Santo Spirito, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.

Certaldo est un vicariat du quartier de Santo Spirito à Florence.

Giorgio Vasari et Jacopo Zucchi, Allégorie de Certaldo du quartier de Santo Spirito, Plafond de la Salle des Cinq-Cents du Palazzo Vecchio à Florence.
Allégorie de Certaldo
Vasari a représenté un juge tenant un rouleau de documents, lois et actes juridiques.

Il est accompagné de Minerve, assise de dos au premier plan, qui tient un rameau d’olivier.

Sur le blason que tient Minerve, on peut voir un visage avec la bouche ouverte.

Il symbolise l’éloquence.

Certaldo est en effet la patrie du père de l’éloquence toscane, celle Giovanni Boccaccio (ou Boccace).

Vasari a également peint une nymphe pastorale qui tient un agneau pour souligner la beauté campagnarde de Florence.

Sur la droite, un putto tient un blason de Certaldo avec un oignon représenté devant un champ. Sous l’allégorie, on peut lire : « CERTALDENSIS PRAET[URA] AMOENISS[IMA] ».

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