Martin Puryear États-Unis Biennale d'Art Venise 2019


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Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Martin Puryear, Swallowed Sun
Martin Puryear est un sculpteur afro-américain né le 23 mai 1941 à Washington.

Ses sculptures aux formes subtiles, symboliques et puissantes sont pour l’essentiel faites de pièces de bois assemblées.

De très belles œuvres présentées lors de cette Biennale d’Art 2019 de Venise au pavillon des États-Unis aux Giardini.

Martin Puryear « Swallowed Sun » (Monstrance and Volute)

Sculpture bois, corde, métal et polyester. (6,9 x 13,4 x 7,4 mètres) 2019 Biennale Art Venise

Cette œuvre particulièrement impressionnante se trouve à l’entrée du pavillon et s’intitule « Swallowed Sun », « Soleil Avalé ».

Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Martin Puryear, Swallowed Sun
Une superbe et énorme grille solaire réalisée en pin jaune du sud représente les rayons du soleil qui traversent le ciel.

Dans le haut du rayonnement solaire se trouve une ouverture circulaire derrière laquelle se colle la bouche d’un monstre mi-serpent, mi-larve.

Ce monstre tubulaire, sorte d’énorme ver-larve enroulé sur lui-même, avale la lumière du soleil par l’ouverture de la grille solaire.

Un monstre dans l’estomac duquel la lumière devient ténèbres, où la liberté, thème de l’exposition du pavillon américain cette année, disparaît.

Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Puryear, Swallowed Sun
Cet être effrayant qui engloutit la lumière est cité dans le Livre des Morts des anciens Égyptiens.

C’est Apophis, le dragon de l’Abîme et des Ténèbres, l’incarnation du Mal absolu, le pire ennemi de Râ, le dieu-soleil.

Fort heureusement, Râ sort vainqueur du duel cosmique entre la Lumière et les Ténèbres.

Ce Dragon des Ténèbres, imaginé par les anciens et le monstre tubulaire de Martin Puryear illustrent parfaitement les fameux “ trous noirs ” récemment révélés par les télescopes du monde entier.

Martin Puryear « Cloister-Redoubt or Cloistered Doubt? » (Cloître-Réduit ou Doute Protégé ?)

Martin Puryear, Cloister-Redoubt or Cloistered Doubt?, Biennale Art Venise 2019 Pavillon Etats-Unis
Puryear, Cloister-Redoubt
Sculpture Ciguë américaine, Pin Blanc de l’est, Peuplier Tulipe, Cèdre Rouge (253 x 244 x 136 cm) 2019 Biennale Art Venise

Cette sculpture « Cloister-Redoubt or Cloistered Doubt? » représente un refuge inaccessible à la raison selon Martin Puryear.

Une sculpture réalisée à partir de bois divers : Ciguë américaine, pin blanc de l’est, peuplier tulipe et cèdre rouge.

Leur assemblage a pour objet de créer un espace protégé et en même temps inaccessible, une image de l’intériorité individuelle qui est comme un temple séparé du monde profane.

Martin Puryear, Cloister-Redoubt or Cloistered Doubt?, Biennale Art Venise 2019 Pavillon Etats-Unis
Puryear, Cloister-Redoubt
Puryear met ici en opposition des formes naturelles, souples et galbées, vivantes, avec d’autres, plus ramassées, serrées, denses.

D’après Martin Puryear, cette sculpture est une méditation sur le mystère de la croyance religieuse et une représentation de la foi comme une construction élaborée.

Cette œuvre évoque à la fois un sanctuaire, une protection et une claustration, un enfermement.

Martin Puryear « Hybernian Testosterone »

Sculpture Aluminium peint, Cyprès américain (145 x 358 x 113cm) 2018 Biennale Art Venise

Martin Puryear, Hybernian Testosterone, Biennale d'Art de Venise 2019, Pavillon des Etats-Unis
Martin Puryear, Hybernian Testosterone
Ce n’est pas n’importe quel animal à cornes que Martin Puryear a choisi de représenter dans cette sculpture, mais précisément le grand élan irlandais, une espèce aujourd’hui disparue.

Les bois de cet élan étaient particulièrement disproportionnés par rapport au reste de son corps.

Des bois dont l’envergure pouvait atteindre quatre mètres et qui lui servaient essentiellement à combattre ses rivaux et à parader devant les femelles à séduire.

Martin Puryear, Hybernian Testosterone, Biennale d'Art de Venise 2019, Pavillon des Etats-Unis
Martin Puryear, Hybernian Testosterone
D’après les paléontologues, l’explication de l’existence de cerfs et élans aux bois si développés à l’ère préhistorique serait liée à l’important taux de testostérone produit par ces animaux.

L’extinction de cette espèce et sa représentation par Puryear symbolisent ici la perte de signification de la puissance physique masculine.

Mais il ne manque pas d’humour en montrant bien la disproportion des cornes par rapport au crâne du super mâle : sa puissance sexuelle et sa force physique étaient oh combien plus développées que son cerveau…

Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Martin Puryear, Swallowed Sun
Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Puryear, Swallowed Sun
Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Puryear, Swallowed Sun
Martin Puryear, Swallowed Sun Monstrance and Volute, Biennale d'Art Venise 2019
Martin Puryear, Swallowed Sun


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