Christian Bendayan « Indios Antropófagos » Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise 2019


Christian Bendayan, Indios Antropófagos, Indiens Anthropophages, Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise
Christian Bendayan, Indios Antropófagos
Au pavillon du Pérou à la Biennale d’Art de Venise, l’artiste Christian Bendayan présente « Indios Antropófagos », une exposition sous-titrée « un papillon de jardin dans une jungle urbaine ».

Une mise en scène qui est à la fois une mise en abîme entre la nature sauvage et menacée de l’Amazonie, et le monde moderne.

Christian Bendayan nous montre une Amazonie pénétrée et défigurée par l’urbanisme, envahie par le monde actuel avec ses dangers, ses risques de nivellement et d’anéantissement des traditions et de la culture des Indiens d’Amazonie.

Christian Bendayan, Indios Antropófagos, Indiens Anthropophages, Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise
Christian Bendayan, Indios Antropófagos
Des Indiens présentés comme des anthropophages, des sauvages qu’il faut sauver grâce à la civilisation, comme dans les cartes postales touristiques occidentales du XIXe siècle qui mêlaient allégrement, exotisme, érotisme et sauvagerie des tribus amazoniennes.

Dans ses tableaux exposés au pavillon du Pérou de la Biennale, Christian Bendayan utilise le symbole du papillon, l’animal éphémère à même de symboliser la situation actuelle de l’Amazonie.

Christian Bendayan, Indios Antropófagos, Indiens Anthropophages, Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise
Christian Bendayan, Indios Antropófagos
Le papillon représente aussi la symbiose, le mimétisme avec la nature environnante qui le protège des prédateurs et qui l’aide à survivre durant sa courte vie.

Dans l’Amazonie paradisiaque de Christian Bendayan, les papillons sont transgenres, la nature est pénétrée par notre monde réel, artificiel, où le péché originel a déjà été consommé depuis bien longtemps…

Dans son tableau « Indios Antropófagos », ses amazones cannibales sont nues dans une jungle urbanisée.

Christian Bendayan, Indios Antropófagos, Indiens Anthropophages, Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise
Christian Bendayan, Indios Antropófagos
Elles sont totalement décomplexées, leurs corps sont peints avec des symboles tribaux, tandis qu’on les voit sensuellement accolées les unes aux autres, brandissant leurs lances aux pointes acérées mais aux hampes fluorescentes, tout en se prenant en selfie avec leur téléphone portable.

En face de ce tableau érotico-guerrier, une autre œuvre de Christian Bendayan : « Animal Power » qui représente un papillon à forme humaine, transgenre.

L’Animal Power est étendu sur le sol d’une cour-jardin au sol carrelé, bordée de balustres et de lampadaires.

Christian Bendayan, Animal Power, Malecon de Iquitos, pavillon du Pérou à la Biennale de Venise
Christian Bendayan, Animal Power
Cet être mi-animal, mi-homme, mi-femme semble perdu, il nous regarde sans comprendre où il se trouve, en décalage total avec ce qui l’entoure.

Il vient de s’échapper, ou de naître, de la piscine qui se trouve au centre de la cour.

Une piscine emplie d’un liquide visqueux et noir, du pétrole ? Le ciel est chargé de nuages lourds, est-ce la fin du monde, d’un monde ?

Christian Bendayan « Indios Antropófagos », Indiens Anthropophages

Huile sur Métal (295 x 485 cm) 2019 Biennale Art Venise

Christian Bendayan, Indios Antropófagos, Indiens Anthropophages, Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise
Christian Bendayan, Indios Antropófagos
Christian Bendayan, Indios Antropófagos, Indiens Anthropophages, Pavillon du Pérou, Biennale d'Art de Venise
Christian Bendayan, Indios Antropófagos

Christian Bendayan « Animal Power »

Huile sur Métal (295 x 485 cm) 2019 Biennale Art Venise

Christian Bendayan, Animal Power, détail, Malecon de Iquitos, pavillon du Pérou à la Biennale de Venise
Christian Bendayan, Animal Power
Christian Bendayan, Animal Power, détail, Malecon de Iquitos, pavillon du Pérou à la Biennale de Venise
Christian Bendayan, Animal Power


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