La Dogana da Mar (Douane de Mer de Venise), sa Fortune et ses Atlantes


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La fortune et les Atlantes de bronze de la Dogana da Mar la douane de Mer à Venise
La Fortune et les Atlantes
La Dogana da Mar, ou douane de Mer, s'offre à la vue de tous les visiteurs de Venise, magnifiquement placée devant l'église de la Salute, à la pointe des Zattere.

A l'origine, la douane générale de Venise était située au Castello, à côté de l'entrée de l'Arsenal.

Mais en 1414 on constata que cette douane ne suffisait plus pour traiter la quantité croissante de marchandises arrivant à Venise.

On décida alors non seulement de déplacer les services de la douane mais également de les dédoubler en douane de terre et en douane de mer.

Le poste de la douane de terre fut installé Riva del Vin au Rialto, tandis que la douane de mer, en charge du commerce purement maritime, fut installée à la pointe du Dorsoduro, face à Saint-Marc et au Bacino de San Marco où arrivait alors une grande partie du trafic maritime.

Compte tenu de la forme en “pointe” de cette extrémité du Sestier du Dorsoduro, on y construisit des entrepôts de forme triangulaire pour recevoir les marchandises à dédouaner. Ces entrepôts firent l'objet d'une première reconstruction en 1525 pour être de nouveau totalement reconstruits en 1677.

En effet, entre-temps, juste derrière la Dogana da Mar, l'église de la Salute, une œuvre baroque magnifique de l'architecte Baldassare Longhena, était en cours d'achèvement.

Gondole rouge devant la Dogana da Mar à Venise, à l'arrière, la modernité...
Gondole rouge devant la Dogana da Mar
Aussi, dans un souci d'esthétique, il fut décidé de reconstruire une nouvelle Douane de Mer qui soit en harmonie avec l'architecture de la nouvelle église.

Un concours fut lancé, auquel participa bien entendu Longhena, soucieux de préserver la perspective architecturale de son église, ainsi qu'un autre architecte, alors inconnu à Venise, Giuseppe Benoni.

Le vote entre les deux projets fut serré, le projet de Benoni ne l'emportant que par 6 voix contre 5. Il est vrai que le projet de Longhena était sobre à l'extrême pour ne pas faire d'ombrage à sa Salute, tandis que Benoni n'avait pas le même souci et proposa de ce fait un projet plus original.

Sur la loggia à colonnades qui termine la pointe de la Dogana da Mar, il avait prévu de positionner un groupe de statues en bronze. Deux Atlantes porteraient sur leur dos un globe terrestre tandis qu'au sommet de celui-ci se dresserait dame Fortune.

Sculpture tete de lion Loggia de la Dogana da Mar
Sur la Loggia
Cet ensemble doré devait également faire office de phare aux bateaux entrant dans le Bacino San Marco.

Dernière touche d'originalité, la chère Fortune tournerait au gré du vent et, comme il s'agissait de la Dogana da Mar, c'est bien entendu la voile qu'elle tient au bout de ses mains qui l'aide dans son rôle de girouette au pied agile, tout comme l'ange d'or situé au sommet du Campanile de Saint-Marc qui tourne également en fonction de la direction du vent.

Les sculptures de bronze des Atlantes et de la Fortune furent réalisées par Bernardo Falcone et l'ensemble, bâtiments et sculptures furent terminés en 1677.

La Dogana da Mar et sa jolie Fortune tournoyante inspirèrent de nombreux écrivains :

Une langue de terre

« Nous étions revenus sur nos pas le long des Zattere; nous franchîmes de nouveaux campi, des ponts et des ruelles jusqu'à la Salute.

sculpture de la loggia de la Dogana da Mar, la douane de mer à Venise
sculpture de la loggia
Là nous marchâmes pour atteindre la pointe de la Dogana di mar, sur le quai étroit, si l'on peut donner le nom de quai aux dalles et aux marches soutenues à pilotis, et servant à rembarquement et au débarquement des gondoles au pied des monuments qui bordent le grand canal.

Je m'appuie un moment contre la haute lanterne en bronze qui se dresse sur la dernière langue de terre de la Dogana di mar : un énorme bec de gaz étincelle dans les vitres de cette lanterne qui éclaire à ma droite et dégage dans l'air les mâts, les agrès, les voiles et les pavillons des vaisseaux à l'ancre attendant la visite de la douane à l'entrée du canal de la Giudecca.

Sur l'autre rive la Piazzetta, la Libreria vecchia et le palais ducal m'apparaissent sous un aspect nouveau ; je les vois retentissant des fêtes glorieuses que leur rendra un avenir prochain ! »
Louise Colet - L'Italie des italiens 1862

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