Le Ramo Rialto Vecchio o Parangon et ses Fresques

Antonio Abbondi dit Scarpagnino

Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon à Venise
Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon
On confia la charge de la reconstruction des Fabbriche Vecchie, sur les trois côtés du Campo San Giacomo di Rialto, à Antonio Abbondi dit Scarpagnino, le proto local.

C'est donc lui qui réalisa les trois longues constructions à portiques qui entourent encore aujourd'hui le Campo, des portiques surmontés par deux étages de bureaux.

Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon à Venise
Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon
Le parti pris d'Antonio Abbondi Scarpagnino fut celui de la sobriété, répétant sur toute la longueur des bâtiments, les arches, portiques et fenêtres.

Les Procuratie Vecchie sur la Place Saint-Marc, à peu près de la même époque, sont un exemple quasi identique de ce type de répétition et de sobriété architecturale.

Beaucoup y voient le modèle sur lequel sont bâtis nos immeubles de bureaux actuels, sauf que cela se passait en… 1522, date à laquelle fut achevée la construction des Fabbriche Vecchie du Rialto.

On dénomma ces bâtiments du nom de Fabbriche Vecchie, par opposition aux Fabbriche Nuove, qui furent pourtant construites à peine une trentaine d'années plus tard, tout simplement parce que c'est ainsi qu'elles s'appelaient “avant” l'incendie de 1514.

Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon à Venise
Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon

Le Ramo Rialto Vecchio o Parangon


Le ramo qui nous intéresse, et qui est en fait l'allée intérieure située sous les portiques de la façade ouest des Fabbriche Vecchie, porte le nom de Rialto Vecchio o Parangon.

Si vous pouvez maintenant comprendre d'où vient l'appellation Rialto Vecchio, il faut que nous vous expliquions celle de Parangon.

Ce mot à pour origine le nom qui était donné aux draps de soie de haute qualité.

C'est en 1457 que fut créée la Corte de Parangon, un organisme chargé de veiller à la qualité des étoffes fabriquées à Venise.

La production d'étoffes de soie était systématiquement comparée aux étalons de tissus dits de qualité que détenait la Corte de Parangon.

Les fresques de 1522 du Rialto Vecchio o Parangon à Venise
Les fresques si vivantes du Rialto o Parangon
Les raisons de ce contrôle étaient doubles : protéger les soieries vénitiennes en empêchant qu'elles puissent être imitées par des concurrents non vénitiens, mais également réussir à maintenir, grâce à des critères précis, un niveau élevé de qualité pour la production de soieries vénitiennes.

Et ces critères portaient tout autant sur les fils utilisés que sur le tissage lui-même ou encore les colorants utilisés.

Vérifier régulièrement la production de soieries vénitiennes avec les pièces de comparaison détenues par la Corte de Parangon permit à l'industrie textile de Venise de lutter plus longtemps contre la concurrence externe.

Vous savez maintenant presque tout sur le Ramo Rialto Vecchio o Parangon.

Il ne vous reste plus qu'à aller admirer ce quasi-musée en plein air avec ses fresques de 1522, et à imaginer leur magnificence dans l'environnement de l'époque.

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