Lord Byron, ses poésies sur Venise

Portrait de Lord Byron
Lord Byron

La Reine de l'Océan

« Ainsi, Venise,
quand les prétentions ne seraient pas plus légitimes,
quand tes grands exploits historiques seraient oubliés,
tes souvenirs harmonieux du barde divin,
ton amour pour le Tasse,
auraient dû rompre les chaînes qui te lient à tes tyrans.

Ta destinée est la honte des nations,
mais surtout de toi, ô Albion !
la reine de l'Océan ne devrait pas abandonner
les enfants de l'Océan ;
pense à ton sort sur le sort de Venise,
en dépit de tes remparts maritimes. »
Lord Byron - Quatrième Chant (4-17) de “Childe Harold”

La Merveille du Monde

« J'aimai Venise dès ma jeunesse.
Elle était pour moi comme la ville enchantée du coeur,
le séjour de la joie et des richesses,
s'élevant telle que des jets d'eau du sein de la mer.

L'art d'Otway, de Ratcliffe, de Schiller, de Shakespeare
avait gravé dans moi son image, et,
quoique je l'aie trouvée dans son état de désolation,
elle m'est peut-être plus chère dans ses jours d'infortunes
que si elle était encore l'orgueil, la merveille du monde. »
Lord Byron - Quatrième Chant (4-18) de “Childe Harold”

Brillantes Couleurs

« Je puis la repeupler avec le passé ;
elle a encore assez du présent pour exercer l'oeil,
la pensée et la méditation, et plus, peut-être,
que je n'avais espéré ou attendu d'elle.

Parmi les plus heureux moments
qui ont été enveloppés dans le tissu de mon existence,
il en est quelques-uns, ô Venise!
qui ont emprunté de toi leurs brillantes couleurs.

Il est des sentiments que le temps ne peut refroidir,
et que la douleur ne peut ébranler,
ou les miens seraient maintenant glacés et anéantis. »
Lord Byron - Quatrième Chant (4-19) de “Childe Harold”

Les Jolies vénitiennes

« Elles ont de jolies figures ces Vénitiennes,
des yeux noirs, des sourcils arqués
et une expression de physionomie, si douce !
de ces figures que les modernes copient
depuis longtemps, et qu'ils nous vendent
pour des copies de fêtes grecques.

Elles ont l'air d'autant de Vénus du Titien,
lorsqu'elles s'appuient sur leurs balcons,
ou qu'elles semblent s'animer et sortir
d'une des toiles de Giorgione. »
Lord Byron - “Beppo — Histoire vénitienne — 11”

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