La Scuola Grande di San Rocco à Venise


Tintoret “La Prière dans le Jardin des Oliviers” à la Scuola Grande San Rocco à Venise
Tintoret La Prière dans le Jardin des Oliviers

La Prière dans le Jardin des Oliviers

(5,38m x 4,55m)

En bas à gauche du tableau, une colonne de soldats guidés par Judas s'approche furtivement pour arrêter Jésus, pendant que ses disciples dorment profondément au lieu de veiller et de prier pour ne pas céder à la tentation d'abandonner leur maître.

Au dessus d'eux, Jésus transpire le sang et implore son père de lui épargner les souffrances qui l'attendent.

Elles sont symbolisées par la coupe d'amertume que lui tend l'ange venu l'assister.

Derrière l'ange, le feu d'une lumière quasi solaire éclaire la coupe, touche la tête du Christ et tombe sur les disciples endormis.

Tintoret, détail de “La Prière dans le Jardin des Oliviers” à la Scuola Grande San Rocco à Venise
Tintoret La Prière dans le Jardin des Oliviers - Détail
Cette puissante lumière tranche avec la lueur blafarde qui révèle la proximité des silhouettes fantomatiques des soldats, qui se cachent dans les ténèbres.

L'irréalité d'un tel voisinage traduit l'absolue différence entre la pureté du Christ incarnant parfaitement l'amour du prochain, et l'imperfection naturelle des hommes.

C'est une superposition de deux mondes radicalement différents.

Cette œuvre souligne l'intensité du combat intérieur et la solitude totale du Christ qui doit se sacrifier pour sceller la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes.

On y retrouve les éléments de l'Evangile de Luc 22, versets 41 à 47.


Tintoret “La Résurrection du Christ” à la Scuola Grande San Rocco à Venise
Tintoret La Résurrection du Christ

La Résurrection du Christ

(5,29 m x 4,85 m)

“Et voilà qu'il y eut une grande secousse ; car l'Ange du Seigneur était descendu du ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement était blanc comme neige.

Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent secoués et devinrent comme morts.”
Évangile selon St. Matthieu, ch.28, 1-8.

Le Christ jaillit d'un feu si intense, qu'on le croirait poussé hors de terre par un volcan !

La secousse est ici telle que les quatre anges semblent retenir la pierre tombale qu'ils commençaient à retirer.

Le corps glorieux du Christ apparaît, calme et serein, la main gauche tenant un étendard et la main droite prête à donner la bénédiction.

Ce corps, à la fois puissant et léger, s'oppose aux corps lourds de sommeil des gardes couchés dans les ténèbres.

Le feu de l'Esprit divin est montré comme une force capable de bousculer la sombre inertie de la matière terrestre.

A gauche du tableau, on remarque les deux femmes qui s'approchent en discutant sous le ciel de l'aube ; elles auront la surprise de découvrir le tombeau vide gardé par l'Ange chargé de leur annoncer la bonne nouvelle.


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