La Piazza del Popolo, la place du Peuple et son obélisque à Rome en Italie


La Place Santa Maria del Popolo, la Porte d’Entrée de Rome

La Piazza, la place del Popolo à Rome avec son obélisque
Place del Popolo avec son obélisque
La porte d’entrée en marbre de la place, la porta Flaminia, fut reconstruite à la fin de la Renaissance.

Les pèlerins et les voyageurs venant du Nord entraient à Rome par cette porte.

La reconstruction de la porte, confiée à Bernini par le Pape Alexandre VII Chigi, avait été décidée pour honorer Christine de Suède, officiellement “ roi ” de Suède.

Pour lui souhaiter la bienvenue, on fit graver sur la porte : « Felici faustoque ingressui », « Heureuse et faste arrivée ».

Martin Luther entra à Rome par cette porte Flaminia, et fut hébergé dans le monastère des Frères Augustins de la place del Popolo pendant toute la durée de son séjour romain.

Un séjour à l’issue duquel, écœuré par la luxure, la vénalité et la corruption des chefs de l’Église de l’époque, il lança le mouvement de la Réforme qui aboutit à la création du protestantisme.

En quittant la place, il aurait crié : « Adieu Rome, ville que toute âme en quête d’une vie pieuse se doit de fuir ! ».

L’Obélisque de la Piazza del Popolo

La Piazza, la place del Popolo à Rome avec son obélisque
L'obélisque del Popolo
Un obélisque se dresse au centre de la place du Popolo.

C’est l’un des 14 obélisques qui se trouvent à Rome. On dit qu’il y a plus d’obélisques à Rome que dans n’importe quelle autre ville au monde, Le Caire en Égypte inclus !

Du temps de la Rome antique, la plupart étaient installés dans les arènes et dans les cirques.

Ils furent ensuite abandonnés, et nombre d’entre eux finirent par être ensevelis et souvent cassés, probablement abattus comme monuments païens par des chrétiens fanatiques.

Les obélisques de Rome furent remis à l’honneur par les papes qui les surmontèrent de la croix et les consacrèrent en tant qu’instruments… d’exorcisation, pointés contre Satan !

L’obélisque de la Place del Popolo mesure 24 mètres de haut.

Il est vieux de 3.300 ans et fut rapporté à Rome par l’empereur Auguste après sa victoire sur Cléopâtre et Marc Antoine.

La Piazza, la place del Popolo à Rome avec son obélisque
L'obélisque del Popolo
On l’érigea au « Circus Maximus », au Cirque Maxime.

Il y resta, en pièces, jusqu’à la fin du XVIe siècle, jusqu’à ce que le Pape Sixte V le fasse installer au centre de la place du Peuple.

Les hiéroglyphes qui y sont gravés sont à l’honneur des pharaons Ramsès II et Séthi Ier.

À la base de l’obélisque on peut lire des inscriptions de l’époque d’Auguste qui dédient l’obélisque au Soleil, ainsi que celles de Sixte V qui le dédient cette fois à la Sainte Croix.

L’une de ces inscriptions donne même la parole à l’obélisque christianisé : « Je suis plus heureux ici qu’auparavant, face au temple de celle qui a fait naître de son ventre virginal, au temps d’Auguste, le Soleil de la Justice. »

La Place del Popolo : Une fusion parfaite de styles différents

La place est tellement harmonieuse, qu’il est presque impossible de deviner que ce qui se présente à vous est le résultat d’une accumulation d’éléments architecturaux de styles différents étalée sur trois siècles.

La Piazza, la place del Popolo à Rome en Italie
Place del Popolo avec son obélisque
Le côté ouvrant sur le Corso et la via del Babuino avec ses deux églises jumelles de style baroque, fut réalisé au XVIe siècle, époque à laquelle fut aussi ajouté l’obélisque.

Et la belle l’église Santa Maria del Popolo, dans le style de la première Renaissance romaine, se fond parfaitement dans ce décor.

Cet assemblage harmonieux de styles et de monuments aussi divers revient à l’architecte romain Giuseppe Valadier qui donna sa forme et son ambiance finale à la place au XIXe siècle, à l’époque de l’occupation de Rome par les armées napoléoniennes.

C’est à Valadier que l’on doit les fontaines et les statues qui entourent l’obélisque, ainsi que les bâtiments bas et les balustrades de style néo-classique qui unissent visuellement toute la place en mettant en valeur la symétrie de l’ensemble de ses éléments architecturaux.

Valadier a également su créer le lien entre les éléments architecturaux de la place et la pente verte et arborée vers le mont Pincio qui occupe tout un côté de la scène.

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