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Religion Dionysos | Isis
Fresques des Pratiques Religieuses à Pompéi et Herculanum au Musée Archéologique de Naples en Italie
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Jeune fille faisant une offrande, Stabiae

Jeune fille faisant une offrande Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (56 × 38 cm) 55-79 apr.J.-C.
Cette fresque fut retrouvée à Stabiae.
Cette jeune fille aux traits délicats porte sur sa tête une couronne de lierre.
Elle s’apprête à déposer une oblation dans le sanctuaire.
Elle regarde l’offrande qu’elle apporte et qui se trouve entre ses mains.
Il semble que ce soit de la nourriture, mais ce pourrait tout autant être un objet.
Le tableau, outre sa dimension religieuse, est également magnifiquement peint.
La qualité du rendu des drapés ainsi que le soin apporté par l’artiste à rendre la lumière sur le visage de la jeune fille, mais aussi sur ses vêtements est remarquable lorsque l’on pense à l’âge de cette fresque.
Tholos, Pompéi, Insula Occidentalis
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (210 × 294 cm) 40-30 av.J.-C.Cette très grande fresque, de deux mètres de haut sur trois mètres de large, fut retrouvée à Pompéi, au même endroit que la fresque « Masque de Satyre et lièvre ».

Tholos, Pompéi, Insula Occidentalis On retrouve ici les masques de satyre sous lesquels sont accrochés des animaux devant servir d’offrande à une divinité.
Le lièvre de l’autre fresque est ici remplacé par deux gros poissons dans la partie gauche et trois perdrix à droite.
À droite de ces perdrix, le peintre a représenté un mur rouge avec deux ouvertures donnant sur des jardins avec des cyprès.
Toujours à droite, l’artiste a représenté cinq fontaines à tête de lions dont l’eau se déverse dans un bassin de marbre soutenu par des griffons ailés.
Mais la partie principale de la fresque se situe en son centre.
On y voit une tholos, un temple circulaire avec de hautes colonnes doriques et un toit conique.
Deux femmes se tiennent devant l’entrée du temple et offrent des fruits et des fleurs à Vénus.
Habillage de la prêtresse, Herculanum, Palestra
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (44 × 44 cm) 30-40 apr.J.-C.Cette fresque, tout comme celle dénommée « L’acteur roi » faisait partie des tableaux détachés et retrouvés en 1761 au sol de la salle de gymnastique d’Herculanum.
Ces fresques du troisième style avaient été détachées pour pouvoir être réintégrées dans une nouvelle décoration correspondant au quatrième style, alors à la mode.

Habillage de la prêtresse Une femme, pieds nus, est assise sur un siège.
Elle écarte délicatement son vêtement blanc bordé de bleu, dévoilant sa poitrine recouverte d’une légère tunique transparente.
Un diadème orne ses cheveux et ses boucles d’oreilles, tout comme son collier avec une pierre sertie souligne son statut social élevé.
Sa main droite repose sur le dos d’une jeune fille penchée sur son siège, évoquant la muse grecque de l’éloquence, Polymnie, sa main est placée sous son menton.
Elle est vêtue somptueusement.
Au centre, une jeune femme nous regarde, ses longs cheveux sont ornés d’un diadème et elle porte un collier avec une pierre ainsi qu’un bracelet à deux brins.
Paysage idyllique et sacré, Pompéi
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (120 × 80 cm) 25-45 apr.J.-C.
Paysage idyllique et sacré Cette scène idyllique et sacrée représente un sanctuaire semblant être consacré à Cybèle, la Grande Mère, la Mère des Dieux ou encore la Grande Déesse.
Cybèle était associée à la nature et à la fécondité, non seulement chez l’être humain, mais aussi chez les divinités, les animaux et les végétaux.
La déesse est assise sur son trône, tenant un sceptre de sa main gauche et revêtue d’un chiton jaune d’ocre, la longue tunique portée par les Grecs.
Devant elle, une cariatide soutient une colonne posée sur sa tête d’une main, tandis que l’autre est posée sur sa taille.
Devant cette cariatide s’élève une enceinte sacrée à l’angle de laquelle se trouve un sphinx à tête humaine.
Au pied de cette enceinte sacrée, un vieux Silène barbu porte une ciste, une corbeille en osier, sur sa tête.
Cette ciste renferme sans doute des offrandes qu’il est en train d’apporter à la déesse Cybèle.
Ce Silène est vêtu d’un simple pagne de couleur mauve clair.
Le Jugement de Salomon, Pompéi, Casa del Medico
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (55 × 164 cm) 55-79 apr.J.-CCette fresque parodie ironiquement le récit biblique du « Jugement de Salomon », tiré du Tanakh, la Bible hébraïque.

Le Jugement de Salomon On pense que cette interprétation humoristique a été inspirée par la culture alexandrine, qui s’opposait à la prédominance de la communauté juive de la ville à la même époque.
À première vue, on retrouve bien ici tous les éléments du Jugement de Salomon : Salomon est assis sur une estrade face à une table ronde sur laquelle se trouve l’enfant tenu par sa mère présumée, et un soldat romain est prêt à le couper en deux à l’aide d’un grand hachoir.
Mais on se rend compte aussi que l’artiste a complètement revu la scène : il a remplacé tous les personnages par des pygmées !
Dieux Lares et serpents, Pompéi
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (128 × 183 cm) 55-79 apr.J.-C.La fresque est divisée en deux zones superposées.
La partie supérieure montre, de manière symétrique deux dieux Lares, l’un à chaque extrémité.

Dieux Lares et serpents Ils sont vêtus de tuniques courtes qui laissent voir leurs jambes et leurs genoux.
Ils tiennent tous deux au-dessus de leurs têtes un rhyton à vin, d’où coule un jet qui se déverse dans un petit récipient d’argent, la Situle, qu’ils tiennent dans l’autre main.
Au centre se dresse une colonne de marbre, l’autel des sacrifices.
À la droite de cet autel se trouve le génie de la famille, qui tient une grande corne d’abondance d’une main et accomplit un sacrifice de l’autre.
Un cochon va être sacrifié sur l’autel tandis qu’un musicien participe à cette cérémonie sacrée en jouant d’une double flûte.
Dans la partie inférieure, on voit deux grands serpents, qui sont les génies protecteurs de la maison où se trouve la fresque.
Ils encadrent un autel sur lequel sont posés deux œufs et des galettes en offrande pour leur protection.
Sanctuaire avec des cariatides, Herculanum, Augusteum
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit - 45-79 apr.J.-C.Cette fresque, découverte dans l’Augusteum d’Herculanum, représente le haut du fronton d’un sanctuaire avec des cariatides.

Sanctuaire avec des cariatides Deux cariatides supportant chacune une colonne sur leurs têtes se trouvent de chaque côté.
Bien que la cariatide de droite soit à peine perceptible, celle de gauche est parfaitement conservée.
Elle tient d’une main la colonne au-dessus d’elle et, de l’autre tient un plat contenant une offrande.
Au centre de la fresque se trouve la tête d’un Silène barbu, et de chaque côté de lui sont représentées des divinités fluviales.
En dessous d’elles, posé sur le haut de la frise du bas, sur laquelle on distingue d’autres divinités fluviales, se trouve un aigle aux ailes déployées.
Niche du Sacrarium, Pompéi, Praedia di Giulia Felice

Niche du Sacrarium Fresque - Pigments à l'eau sur enduit - 45-79 apr.J.-C.
Les fresques de ces deux parois faisaient partie du Sacrarium de la Praedia di Giulia Felice à Pompéi.
Comme on peut le voir, il s’agit d’une niche d’environ deux mètres de haut dans laquelle étaient gardés les vases sacrés et les objets de culte du foyer.
Sur la paroi droite, on peut voir un dieu Lare entouré de génies protecteurs de la famille, représentés sous forme de serpents.
Sous cette partie de la fresque assez endommagée, on peut voir une partie du corps d’un autre serpent.
Sur la paroi gauche, le serpent à peine visible au bas de la fresque précédente est ici nettement mieux conservé.

Niche du Sacrarium Ce qui permet de se rendre compte que cette partie visible n’est que le début de son corps, la tête dudit serpent sacré apparaissant dans la paroi centrale du fond du Sacrarium, ici reproduite en noir et blanc.
Tout en bas de cette paroi sont représentés des roseaux ou des herbes hautes.
Dans le haut, on retrouve un dieu Lare.
Il tient dans la main une corne d’abondance.
Un petit faune est représenté à droite.
Il tient également une corne d’abondance.
Il porte son index droit à ses lèvres.
Jeune Camillus, Herculanum
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit - 45-79 apr.J.-C.
Jeune Camillus Cette fresque provenant d’Herculanum représente un jeune Camillus.
Le Camillus (en latin) était le jeune homme qui assistait le prêtre lors des offrandes à la divinité.
Les Camillus étaient choisis parmi les jeunes gens et les jeunes filles qui n’avaient pas encore atteint la puberté.
Ils étaient souvent les enfants des prêtres eux-mêmes.
Finalement, pour être choisi comme Camillus, il était impératif d’être belle ou beau.
Le Camillus représenté sur cette fresque tient une petite cruche posée sur un plateau destiné au prêtre.
On remarquera aussi qu’une couronne de lierre ceint sa chevelure.
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