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Œuvres Sculptures | Fresques | Érotisme
Érotisme Erotique | Satyre | Lupanar | Priape | Phallus | Pan | Hermaphrodite
Les Satyres capturant les nymphes, les baccantes et les ménades du Cabinet érotique du Musée Archéologique de Naples en Italie
Satyre qui surprend une jeune fille, Cabinet érotique
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit - 45-79 apr.J.-C.
Satyre qui surprend une jeune fille Dans cette scène, on peut voir un satyre qui tente de saisir par les hanches une jeune fille qui se tient devant la statue de Minerve.
La jeune fille tient un thyrse d’une main, tandis qu’elle tente de repousser les avances du satyre de l’autre.
Dans une anecdote d’Apulée, donne un sens à cette scène :
« La belle Chromis, fille du pasteur Chrasias, se rendit dans un bois consacré à Minerve, la veille de son mariage avec le jeune Alcimède.
Myrtil, qu’elle avait repoussé, la viola sans pitié aux pieds de la statue de la déesse.
Le rival, qui avait commis ce sacrilège, avait pris l’apparence d’un faune.
Mais son affront ne fut pas impuni : Myrtil ne sortit jamais du bois sacré, et Minerve rendit sa virginité à la jeune fille. »
Apulée
Trépied avec satyres en érection, Pompéi, Casa di Giulia Felice
Sculpture - Bronze (hauteur 106 cm) Ier siècle apr.J.-C.
Trépied avec satyres en érection Chacun des pieds de ce magnifique trépied en bronze représente un satyre en érection.
Les paumes des mains gauches des trois satyres sont tendues dans un geste destiné à repousser et à détourner les influences maléfiques vers une autre personne.
Ce geste permet aussi de tenir éloignés les profanes, c’est-à-dire les non-initiés, qui n’ont pas le droit d’assister au sacrifice.
Tandis que la main gauche de ces satyres protège, leur main droite est posée sur leur flanc.
Il est important de noter que leur annulaire droit est replié.
Ce doigt replié symbolise le silence.
En outre, la présence d’une érection chez ces satyres peut surprendre.
Toutefois, il est important de se rappeler que, dans l’Antiquité romaine, les phallus étaient considérés comme des amulettes protectrices contre les impuretés terrestres.
Par conséquent, l’érection si visible de ces satyres était donc ressentie comme étant bénéfique !

Trépied avec satyres en érection Les queues des satyres sont enroulées autour de l’anneau central du trépied pour le maintenir en place et de manière particulièrement esthétique.
Les trépieds n’étaient pas seulement des objets utiles et décoratifs ; ils avaient souvent une fonction sacrée.
On pouvait les retrouver dans divers sanctuaires, tels que ceux consacrés à Apollon, Dionysos, Vénus, Priape, Mercure et même Jupiter.
Leur importance était telle que les initiés des mystères d’Isis ou d’Éleusis offraient souvent un trépied au temple pour marquer leur dévotion.
Le nombre trois revêtait aussi une grande importance dans l’Antiquité.
Le Cerbère possédait trois têtes, les Parques étaient au nombre de trois, tout comme les Grâces.
Cette importance du nombre trois se retrouve également dans la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit dans la religion chrétienne.
Sans oublier les trois mots-clés de la Kabbale : Lumière, vibration et énergie.
Satyre et Bacchante, Herculanu
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit (44 x 41 cm) 1-50 apr.J.-C.Cette fresque provenant d’Herculanum nous montre un satyre en train d’embrasser une bacchante.
Le satyre, agenouillé, soutient délicatement la tête de la jeune fille tandis qu’il dépose un baiser sur ses lèvres.

Satyre et Bacchante La jeune bacchante se laisse complètement faire ; elle s’abandonne à son baiser et tient même la tête du satyre pour le maintenir contre elle.
La main droite du satyre est posée sur le sein de la belle abandonnée.
Aux pieds du couple, on peut voir un bâton pastoral, une flûte de Pan et un tambourin.
Le thyrse de la nymphe est également à terre, près du tambourin.
La jeune femme s’offre totalement à l’amour, comme le montre son bras qui entoure la tête du satyre.
Elle manifeste son impatience de poursuivre l’acte en le tirant vers elle.
La position des corps et leurs jeux d’ombre et de lumière témoignent d’une maîtrise artistique remarquable de la part de l’artiste qui l’a peint.
Satyre et Nymphe, Pompéi, Casa del Fauno
Mosaïque - Émaux, Pâte de verre - 1-50 apr.J.-C.Cette mosaïque, découverte dans la maison du Faune à Pompéi, se distingue d’abord par la finesse de son exécution et sa grande qualité artistique.

Satyre et Nymphe Les jeux d’ombre et de lumière sur les corps du satyre et de la nymphe sont parfaitement rendus et donnent du relief à cette mosaïque.
Le couple formé par le satyre et la nymphe est nu, alors que celle-ci se tient à genoux, entre les jambes du satyre, et regarde son pénis, que l’on devine en érection.
Ils sont enlacés.
La main de la nymphe repose sur le torse musclé du satyre, dont la main droite tient son bras.
Sa main gauche se trouve quant à elle sur la taille de la belle, qui s’offre à lui.
On devine qu’ils se livrent complètement l’un à l’autre, perdus dans l’extase physique.
Il y a une certaine douceur entre les amants : elle a posé sa tête sur le cou du beau satyre, et lui, sa joue dans les cheveux de celle qu’il va bientôt posséder.
Satyre et Ménade, Pompéi, Casa di Cecilio Giocondo
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit - 1-50 apr.J.-C.Cette fresque représente une Ménade dans les bras d’un satyre.

Satyre et Ménade Le satyre porte une couronne végétale posée sur ses oreilles pointues, ornées de boucles d’oreilles en or.
Il porte également un collier tressé, semblable à une guirlande.
La ménade, quant à elle, est dévêtue et parée de nombreux bijoux.
Un diadème d’or est dans ses cheveux, et elle porte des boucles d’oreilles en or.
Elle porte aussi un collier et un bracelet, tous deux en or.
Son bracelet représente un serpent à deux têtes, enroulé autour de son poignet.
Elle a posé son bras sur l’épaule de son amant pour mieux lui offrir sa poitrine. Le satyre a saisi l’un de ses seins.
Nymphe et vieux satyre, Herculanum
Bas-relief - Marbre - 1-79 apr.J.-C.Ce magnifique bas-relief en marbre, découvert à Herculanum, représente une jeune nymphe qui se défend contre les avances d’un vieux satyre.

Nymphe et vieux satyre Alors que le satyre a déjà attrapé l’un des poignets de la nymphe, elle s’est emparée de sa barbe et a réussi à pousser la tête de son assaillant en arrière.
Le satyre tente bien de contrer cette action de la nymphe, en saisissant le bras de la main qui tient fermement sa barbe.
Malgré son âge avancé, le satyre possède encore une belle musculature, ce qui met en évidence la menace qu’il représente pour la jeune et gracieuse nymphe.
En effet, la position des jambes de la nymphe montre qu’elle se trouve déjà en équilibre précaire, tandis que le vieux satyre est nettement plus stable sur ses pieds.
Le visage et le corps de la nymphe, ainsi que ses longs cheveux ondulés, sont magnifiquement sculptés.
La même maîtrise a été appliquée au drapé de la tunique qui la recouvre.
Le satyre est tout aussi bien sculpté, avec un visage expressif, une barbe fournie et des cheveux ébouriffés.
Enfin, tant le satyre que la nymphe sont représentés d’une manière très dynamique, ce qui donne vie à toute la scène.
Satyre saissant une nymphe, Pompéi
Fresque - Pigments à l'eau sur enduit - 1-79 apr.J.-C.La majorité des fresques découvertes à Pompéi ou à Herculanum mettant en scène un satyre et une nymphe semblent suivre une convention picturale spécifique.
Selon cette convention, l’artiste devait représenter la peau du satyre et celle de sa proie dans des teintes de chair distinctes.
Le satyre est généralement représenté avec une peau foncée, comme si elle avait été fortement bronzée, tandis que la nymphe a une peau très claire, symbolisant ainsi la pureté en opposition au vice.

Satyre saissant une nymphe Le peintre qui a réalisé cette fresque découverte à Pompéi n’a pas dérogé à la règle.
Le satyre, déjà en érection, a fermement saisi la nymphe par le buste.
Elle est à genoux et il semble qu’elle a été surprise alors qu’elle s’apprêtait à se baigner.
Les deux se regardent dans les yeux.
Le satyre, avec un regard déterminé, veut qu’elle cède, et la jeune nymphe, les yeux grands ouverts de frayeur, essaye de repousser le satyre en appuyant sa main sur la cuisse de son agresseur.
Malheureusement pour elle, il s’agit d’un jeune satyre particulièrement musclé et elle n’a aucune chance de s’échapper.
Satyre saissant une nymphe, Pollena Trocchia
Sculpture - Marbre - 1-79 apr.J.-C.
Satyre et nymphe Cette sculpture représente un satyre et une nymphe.
Le satyre est assis, et il a déjà saisi la nymphe par le buste.
En effet, on distingue encore le poignet du satyre, ainsi que deux doigts qui pressent le sein gauche de la jeune nymphe.
Le sexe du satyre est en érection et la position de la nymphe devant lui, à la hauteur convenue, ne laisse aucun doute sur ce qui va se passer.
Le satyre est en outre très musclé.
Il est difficile d’imaginer comment cette nymphe, qui est beaucoup plus petite que lui, pourrait lui résister.
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