« Venise Déserte » la Beauté Unique de Venise pendant le Confinement du Coronavirus Covid


Livre Venise Déserte par Luc et Danielle Carton aux éditions Jonglez, la Place Saint-Marc et sa basilique.
Livre Venise Déserte

« Venise Déserte »

Prix 35€ - 191 Pages - Éditions Jonglez - Auteurs Danielle et Luc Carton (E-Venise)

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Livre Venise Déserte, le Rio dei Carmini et le pont Briati pendant le confinement du Coronavirus Covid-19 à Venise.
Rio dei Carmini
Le Livre en Anglais ou en Italien
En Anglais : « Venice Deserted »
En Italien : « Venezia Deserta »

Toutes les photos ci-après sont extraites du livre « Venise Déserte »

Ce que nous avons vécu pendant le confinement à Venise

8 mars 2020, tout s’arrête à Venise.

Un ciel sans avions, des calle (rues) et des campi (places) sans personne, des canaux sans bateaux, tout l’espace est à la libre disposition des oiseaux, du jamais vu !

Jamais Venise n’était apparue ainsi, boutiques fermées, rideaux baissés, rues désertes, des canaux transformés en miroirs que rien ne vient briser, un silence total.

Un étonnant spectacle de calme et de solitude pour les Vénitiens, eux qui sont habitués à la parcourir en se faufilant comme ils peuvent au milieu de la foule des visiteurs.

En sortant de chez nous, nous avons d’abord ressenti un curieux sentiment de vulnérabilité et de plaisir mélangés.

Le Grand Canal de Venise pendant le confinement du Covid-19 à Venise au printemps
Le Grand Canal de Venise
Nous avons éprouvé une espèce d’inquiétude incontrôlable face au néant silencieux de cette étrange Venise toute endormie.

Mais tout ceci s’effaça bien vite, subjugués par la puissance de la magie de Venise : cette léthargie historique fut l’occasion d’un tête-à-tête qui transforma le plomb de l’inquiétude en or d’une intimité retrouvée.

Ce vide, cette situation extraordinaire en rupture totale avec l’expérience passée, nous a fait connaître des instants exceptionnels de paix et de silence où la beauté révélée saisit l’être tout entier.

Des instants privilégiés de bonheur où l’impossible, l’inimaginable devint réalité : voir Venise seul à seul et se promener dans une « Venise rêvée » au charme redoublé !

Le Rythme de Venise

Le Rio de la Canonica et le Palais des Doges de Venise pendant le confinement du Coronavirus, au fond, le pont de la Paille et le pont des Soupirs
Rio de la Canonica et Palais des Doges
Venise tire son charme d’un rythme de vie très particulier : la mesure du temps est celle des pas des Vénitiens qui se déplacent à la même vitesse que les gondoles, et celle des marées qui deux fois par jour font monter et baisser l’eau de ses canaux.

Ici, pas de voitures, pas de motos, peu de bruits mécaniques, Venise n’appartient qu’à ses habitants et l’on peut encore y entendre les mêmes sons, la même musique de vie entendue par les Vénitiens des siècles précédents.

Un rythme lent que rien ne vient déranger, celui des gens qui se saluent lorsqu’ils se croisent et qui en profitent souvent pour échanger quelques paroles.

Toutes ces voix, ces rires, ces ciao, auxquels se mêlent les sons des cloches des églises, le bruit de l’eau, les cris des goélands, le chant des oiseaux, composent la musique de Venise.

Le Campo San Giacomo da l'Orio pendand le confinement du Coronavirus à Venise
Le Campo San Giacomo da l'Orio
Venise est un théâtre vivant, avec pour décor des façades de palais somptueuses ou celles plus simples des maisons, un décor percé de petites ruelles où les passants apparaissent au sortir de l’une d’elles pour disparaître aussitôt, comme par magie, dans la suivante.

Ce style de vie absolument unique au monde s’est d’un seul coup immobilisé : arrêt sur image.

Plus de gondoles, plus de passants, plus de paroles, plus de ciao sonores d’une calle à l’autre ; des campi vides, plus d’enfants pour y courir et les remplir de leurs cris perçants.

Plus le moindre bateau en circulation, à part les vaporetti et les transporteurs de marchandises.

Le Rio de San Zulian et le pont Balbi, dans le Sestier de Saint-Marc, pendant le confinement du Coronavirus à Venise
Le Rio de San Zulian et le pont Balbi
Plus de cloches pour les messes, seulement le rappel des heures, unique et dernier son régulier de la journée.

Le temps s’étire sur les eaux tranquilles des canaux où sont amarrés des bateaux endormis sous leurs bâches colorées, plus aucune agitation, silence complet.

La Sérénissime a retrouvé la magie de ses miroirs où ses palais peuvent contempler à loisir les reflets colorés de leur beauté intemporelle.

Tranquilles sous leur couverture d’azur, les gondoles attendent, alignées au bord du grand canal où rien ne circule sous le vol et les cris des mouettes et des goélands.

L'Eau des Canaux de Venise pendant le Confinement

Le Grand Canal et le palais de la Ca' d'Oro pendant le confinement du Coronavirus à Venise
Le palais de la Ca' d'Oro
L’eau de mer des canaux a pris une belle couleur verte, comme si l’arrêt du trafic maritime autour et dans Venise avait permis au plancton de prendre possession de ses eaux.

En fait c’est un phénomène qui se produit chaque printemps avec l’arrivée des algues qui flottent à la surface des canaux pour mieux se reproduire, mais cette fois-ci, il s’est intensifié et enrichi par endroits d’un jaune superbe contrastant avec le ciel bleu et les reflets des façades des maisons et des palais.

Les merles chantent, les hirondelles chassent en virevoltant à toute vitesse, les cormorans et les aigrettes pêchent sans se soucier des bateaux, la vie continue à Venise où la nature a repris ses droits.

Venise attend, passe le temps sous la douce lumière printanière qui caresse les façades et les pavés où se promènent des pigeons étonnés de leur solitude, personne pour les déranger ou pour les nourrir.

Venise s'abandonne, Venise se repose

Le Grand Canal de Venise vu depuis le pont de l'Accademia pendant le confinement du Coronavirus au printemps 2020
Grand Canal depuis le pont de l'Accademia
Rien ne bouge, Venise s’abandonne, Venise se repose : Venise telle qu’on n’aurait jamais osé l’imaginer.

Le Vénitien qui la respire et la foule chaque jour n’a même plus besoin de regarder ses pieds pour traverser les ponts parce qu’il connaît par cœur le rythme des marches de presque chacun d’eux.

Pour lui, le charme si particulier de Venise, toujours présent malgré les milliers de passants qui la parcourent sans cesse, s’est subitement amplifié, sublimé par le calme des espaces reconquis, sans rien qui puisse le distraire de son emprise.

Et l’on s’aperçoit qu’on ne la voyait plus, qu’on y marchait trop vite sans prendre le temps de l’apprécier, plus attirés par les vitrines des magasins et par les amis rencontrés au détour d’une rue que par la vraie Venise.

Les Gondoles au repos sur le Grand Canal de Venise pendant le confinement du Coronavirus
Gondoles sur le Grand Canal de Venise
Découvrir, aimer Venise, c’est savoir s’y perdre, se laisser guider par ses impressions, suivre sa fantaisie, se laisser surprendre et tomber en admiration devant un Rio, un reflet, un palais, une sculpture.

Mais lorsqu’on est Vénitien, comment faire pour se perdre, comment faire pour découvrir quelque chose qu’on n’a jamais remarqué ? Comment pouvoir encore s’étonner et s’émerveiller devant la beauté qu’on a l’habitude de voir chaque jour, quand on est blasé, comme un enfant gâté ?

C’est dans cette situation féérique, dans ce moment unique, que Venise s’est offerte à nous seuls dans une intimité profonde, pour nous fasciner à nouveau.

La Place Saint-Marc, la Grandeur de Venise retrouvée

L’homme a disparu, le silence règne sur l’immense place Saint-Marc, la Piazzetta San Marco et celle dei Leoni, là où se pressent habituellement des centaines de personnes, sont entièrement vides.

Les Procuraties, la Basilique et la Place Saint-Marc pendant le confinement à Venise
Les Procuraties et la Basilique Saint-Marc
Les rideaux des échoppes sont baissés, les tables et les chaises des cafés sont soigneusement empilées, en sommeil.

On se sent soudain tout petit devant ce vaste espace vide.

Les Procuratie s’étirent en beauté jusqu’à la Basilique Saint-Marc flanquée de son Campanile qui à présent semble si haut, si coloré dans ce grand espace abandonné où le blanc de la pierre d’Istrie donne le ton.

L’ange doré à son sommet est tout perplexe : comment ? Venise déserte, Sa place déserte ? Mais où sont donc passés tous ces gens ?

La Basilique complète ce tableau onirique, une basilique dont rien ne vient troubler la beauté de son architecture, pas un seul échafaudage pour en rompre l’harmonie, pas une seule silhouette, un cadeau rare.

Elle est là devant nous, dans toute son élégance, dans toute sa pureté, les scènes bibliques des mosaïques de ses voûtes et lunettes ont plus de force, semblent vivantes ; ses chevaux, ses Saints et tous les anges aux ailes d’or qui couronnent sa façade brillent au soleil.

La Piazzetta San Marco et le Palais des Doges pendant le confinement à Venise
Piazzetta San Marco et le Palais des Doges
Tout comme le lion de Saint-Marc, majestueux en son centre avec son livre ouvert et les paroles de l’ange à Saint-Marc : « Pax tibi Marce, Evangelista meus », « Que la Paix soit avec toi, Marc mon Évangéliste ».

Des paroles qui s’amplifient dans le silence recueilli de cet espace désert à nouveau dominé par Saint-Marc : que la paix soit avec nous.

Dieu que Venise est belle, pleine de grâce et de douceur majestueuse !

Et nous voilà en adoration, prêts à prier devant la Basilique, quand soudain, la Marangona sonne l’heure du haut du Campanile : il est midi.

Depuis des siècles, chaque jour à midi et à minuit, le son grave de cette lourde cloche envahit la place et résonne sur les dalles et les façades : dans cet incroyable silence, la voix de Saint-Marc vibre jusqu’au plus profond de nous, s’élève et remplit tout l’espace.

Intense moment d’éternité, un paradoxe puisque c’est le temps qui sonne.

On s’éloigne, on a presque peur de troubler cette beauté grandiose, de la gêner par notre présence.

Le Campanile de Saint-Marc et le Palais des Doges pendant le confinement du Coronavirus à Venise
Campanile de Saint-Marc
Le palais des Doges, tout comme la Basilique, déploie devant nos yeux les trésors de son architecture majestueuse faite de dessins géométriques, de dentelle de pierre et de sculptures.

Nous marchons sans bruit et avec respect sous ces arcades vides, où la répétition des colonnes et des motifs au sol que rien ne dérange est devenue un jeu de miroirs où le sujet se répète au loin, presque à l’infini.

Émotion esthétique aussi en traversant la Piazzetta en direction de ses deux colonnes où trônent Saint-Georges terrassant le dragon, si symbolique aujourd’hui, et le lion de Saint-Marc.

Saint-Marc est omniprésent, c’est le Saint-Patron de Venise, le saint protecteur vénéré.

Depuis des siècles, des dizaines de milliers de Vénitiens, dont le plus célèbre d’entre eux, Marco Polo, ont porté et portent encore son nom.

Marco Polo, que dirais-tu en voyant ta Venise déserte, toi qui as vu tant de choses étonnantes ?

Le Génie Artistique des Vénitiens

Toute la vie, toute la passion, tout le génie artistique des Vénitiens est là, présent, concentré sous nos yeux avec puissance, avec force, avec joie.

Venise, même vide, reste pleine de vie, resplendit et nous invite à marcher dans son majestueux décor.

Le môle de Saint-Marc vu depuis le pont de la Paille, et le palais des Doges pendant le confinement à Venise
Saint-Marc depuis le pont de la Paille
On quitte en silence la Piazzetta pour rejoindre le bassin de Saint-Marc et ses gondoles abandonnées, bien alignées et recouvertes de leur drap bleu typique.

Des gondoles qui se balancent doucement avec élégance au gré de l’onde, seul mouvement perceptible dans ce décor immobile.

Le môle de Saint Marc est désert, plus de gondoliers, plus de passants, plus d’amoureux pour y rêver, pour s’y aimer.

Fini le trafic incessant de bateaux et de Vaporetti qui se croisent devant l’île de San Giorgio Maggiore, qui paraît plus petite qu’avant depuis qu’on l’aperçoit à l’extrémité de ce lac désert qui la sépare de Venise.

Personne, des quais vides à l’infini, aussi loin que les Giardini privés de Biennale.

Le célèbre pont de la Paglia, le pont de la paille que l’on met plusieurs minutes à traverser pendant le carnaval, nous appartient tout entier : on se retrouve enfin seul pour photographier le pont des Soupirs en toute tranquillité !

Un pont des Soupirs devenu solitaire, plus personne pour le traverser ou passer sous son arche ajourée, ni sous les ponts déserts qui s’alignent derrière lui sur le Rio de la Canonica.

Venise déserte, Venise fantôme

On devine pourtant la présence humaine grâce aux lessives colorées qui décorent encore les façades.

Le Bassin de l'Orseolo et ses gondoles au repos pendant le confinement à Venise
Le Bassin de l'Orseolo et ses gondoles
On s’émeut à la vue d’un drap blanc tendu sous une fenêtre, un drap peint par des mains d’enfants, avec des cœurs, des fleurs et un arc-en-ciel porteur d’un beau message : « Andrà Tutto Bene! » (Tout ira bien !)

Et l’on reprend notre marche dans toutes ces ruelles désertes, nous traversons des places muettes où l’herbe a poussé en toute liberté entre les jointures des pavés depuis qu’il n’y a plus personne pour les entretenir.

Mais ce silence inhabituel des Calli (ruelles) et des Campi (places) est bien moins impressionnant que celui qui règne sur le Grand Canal.

Pour la première fois, on entend le doux clapotis de l’eau contre les coques des bateaux amarrés tout au long de ses berges.

Sans le vent qui frise sa surface, le Grand Canal se transformerait en un gigantesque miroir, comme l’un de ces lacs perdus dans les montagnes.

Vide, totalement vide, pas le moindre bateau à l’horizon de cette grande avenue liquide d’habitude si animée.

Les Ponts de Venise sans Piétons

Les ponts qui le traversent ne sont plus que des dizaines de marches bien empilées, sans qu’un seul pas ne vienne casser leur rythme linéaire et régulier.

Ces ponts-traits d’union entre les Sestieri (les quartiers) de Venise qui sont habituellement traversés par des milliers de piétons, sont devenus presque inutiles, aussi abandonnés que le Grand Canal.

Le Bassin de Saint-Marc désert pendant le confinement à Venise
Le Bassin de Saint-Marc désert
Le pont du Rialto avec ses boutiques toutes fermées et ses volées de marches placées au centre et de chaque côté entièrement vides, est devenu encore plus majestueux.

Depuis le pont, la vue est absolument étonnante : personne sur les quais, pas de bateaux, rien que le reflet des palais dans cette eau verte, et toujours ce silence rompu seulement par le cri des mouettes.

Le pont de l’Accademia est tout autant impressionnant de beauté.

Voir cette belle courbe s’élancer au-dessus du Grand Canal, vide de toute présence humaine, pouvoir ensuite le traverser en l’ayant pour soi seul, s’y arrêter, respirer l’air pur de Venise, regarder au loin l’église de la Madonna de la Salute sans aucun bateau entre elle et nous, est quelque chose d’inimaginable, d’inconcevable, et pourtant, tout est vrai et l’on se laisse prendre par cette vue magnifique.

Le Dorsoduro et ses petites rues charmantes sont encore plus jolies, plus romantiques que jamais.

La Basilique et la Place Saint-Marc pendant le confinement du Coronavirus à Venise
Basilique Saint-Marc
Cette partie de Venise où se mêle le grandiose de ses palais, ses grandes places et les longs quais des Zattere avec des petits endroits bien cachés, connus des seuls Vénitiens, où la verdure l’emporte souvent sur la pierre, est devenu un havre de paix, de tranquillité.

Le Cannaregio et le Castello, d’habitude si actifs, sont aussi au repos.

Les lions millénaires de l’Arsenal de Venise ne semblent pas impressionnés, ils sont habitués au temps qui passe lentement, ils se dressent toujours aussi nobles et sereins devant la façade de briques rouges et les tours de son entrée.

Merci Venise, la Venise Authentique

Cette émouvante promenade nous a offert le privilège de découvrir la Venise authentique, celle que nous pensions si bien connaître.

Nous l’avons retrouvée, réapprise, elle s’est offerte à nous sans fard, dans toute sa simplicité comme dans toute sa grandeur et sa majesté.

Venise, ville unique, ville stupéfiante aux mille visages, aux mille impressions, tu nous as subjugués, charmés, fascinés comme tu ne l’avais jamais fait auparavant.

Tu as su nous montrer que ton cœur bat toujours sous les siècles des trésors architecturaux qui te subliment.

Il suffisait de t’écouter.

Notre Livre « Venise Déserte »

Éditions Jonglez - Auteurs Danielle et Luc Carton (E-Venise)
Prix 35€ - 191 Pages

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