Le Marché de l'Erbaria, ou Erberia, au Rialto à Venise

l'Erberia où les légumes deviennent des fleurs
L'Erberia : Des montagnes de Choux de Navets et de Salades !
“Il y avait ce jour-là sur la rive, près du Rialto, des montagnes de choux, de navets, de salades.
La halle aux fruits et celle aux poissons regorgeaient ; les marchands criaient, les acheteurs gesticulaient.
Rien d'étrange comme ces scènes populaires s'étalant tout à coup entre deux palais féeriques.”
Louise Colet - L'Italie des italiens 1862
Un régal pour les yeux, un plaisir pour les oreilles

Le marché de l'Erbaria, un régal pour les yeux
Les fraises, les cerises, les abricots et les pêches, s'étalent côte à côte avec les figues de Barbarie, les melons verts, les dattes, les pastèques et les raisins muscats.
C'est un régal pour les yeux en même temps qu'un plaisir pour les oreilles ; car le babillage vénitien de toutes ces joyeuses commères a quelque chose de musical, qui le fait ressembler au gazouillement d'une bande d'oiseaux.”
Henry Havard - Amsterdam et Venise 1876

Les couleurs incandescentes du marché de l'Erbaria
Un marché sonore et frais comme les coquillages
“A tant de raffinement subtil, les bâtiments de la “Pescheria” et de “l'Erberia” opposent la simplicité de leurs arcades qui abritent, de l'autre côté du canal, les marchés aux poissons, aux fruits et aux légumes alimentés par les barques venues du Lido et des îles.
La couleur, ici, est naturelle.
C'est un matin d'automne, quand les pinasses disparaissent sous leur charge de raisins bleus, de pêches rousses, de poivrons incandescents, qu'il faut parcourir ce marché et aussi tout le quartier du Rialto, sonore et frais comme un de ces coquillages où l'on entend la rumeur de la mer.”
André Fraigneau - Venise que j'aime
Des fruits ardents comme des pierres précieuses

Erberia des fruits ardents comme des pierres précieuses
Les tomates viennent mêler leur rouge violent à ces teintes blondissantes, et la pastèque, fendant son corset vert, laisse voir sa blessure rose.
[…] On ne peut pas régaler les yeux plus agréablement, et souvent, sans la moindre faim, il nous est arrivé d'acheter de ces pêches et de ces raisins par pur amour du coloris.”
Théophile Gautier - Italia 1855
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