Mardi 21 Avril 2009

Leçons de Choses Vénitiennes (11 Photos)

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Pour vous aider à aimer et mieux comprendre Venise, cette ville plutôt particulière, nous avons décidé aujourd'hui de vous donner quelques petites leçons de choses vénitiennes en images.

Vous verrez tout d'abord ci-dessous, une photo d'algues telles qu'elles flottent en ce moment sur les rii de Venise. La raison est que c'est... le printemps, cycle de reproduction oblige ! Et lorsque les Vénitiens voient les premières algues flotter sur leurs rii, ils sourient : l'hiver est vraiment fini !

La seconde leçon de chose du jour concerne les petits trous que l'on peut voir sur de nombreuses sculptures de têtes d'hommes barbus et autres personnages en pierre d'Istrie.

Ces sculptures avait-elles des cheveux, des poils ???

L'un de nos amis, tailleur de pierre, et qui a rénové à lui seul près de la moitié des puits de Venise, nous a expliqué que ces trous, forés avant que la sculpture ne soit terminée, permettaient de sculpter la pierre en minimisant les risques de fissures et fractures. Elles n'avaient donc pas de poils !

Troisième petite leçon du jour : les masegni (ou mazegni), les pavés vénitiens.

Ils sont souvent là depuis des siècles et leur pose et dépose est l'affaire de spécialistes comme ce Vénitien que nous avons photographié aujourd'hui et qui les pose depuis plus de dix ans.

Des histoires courent à Venise sur le fait que lors des travaux de pose et dépose, des habitants de la terre ferme en profiteraient pour les voler... on en aurait vu jusqu'à Trévise...

Mais ce n'est qu'une légende d'après ce professionnel.

En fait, et tout simplement, les mazegni d'origine ont généralement leurs angles très arrondis. Or, lorsqu'on les repose, on les taille “au carré”, ce qui réduit leur surface d'origine et oblige à en poser des neufs entre les anciens...

Petite explication supplémentaire et... économique : en poser de nouveaux est facturé plus cher à la ville que la simple repose des anciens, ce qui fait qu'il y a eu quelques abus du genre dans le passé... Sachez aussi que la plupart des mazegni de Venise ont été extraits de carrières proches de Padoue.

Dernière leçon de choses du jour, la calle Stretta, nom vénitien pour désigner une rue “étroite”.

Aujourd'hui nous avons photographié pour vous la calle Varisco, qui donne sur le rio dei Santi Apostoli dans le Cannaregio.

C'est la plus étroite des quelques 3 000 calli de Venise : 53 centimètres de large ! Pour les messieurs les plus costauds, passage de profil, “à l'égyptienne”, obligatoire !!!

Le rio dei Tedeschi (des allemands) et le pont de l'Olio (de l'huile) à Venise, frontières entre les sestieri du Cannaregio et de San Marco Les algues du printemps qui flottent sur les rii de Venise Autre leçon de choses vénitiennes : les gondoliers sont de grands bavards ! Sur le rio de San Zulian, devant le pont Balbi, dans le Castello à Venise
  Le rio dei Tedeschi (des allemands) et le pont de l'Olio (de l'huile) à Venise, frontières entre les sestieri du Cannaregio et de San Marco.   Les algues du printemps qui flottent sur les rii de Venise.   Autre leçon de choses vénitiennes : les gondoliers sont de grands bavards ! Sur le rio de San Zulian, devant le pont Balbi, dans le Castello à Venise.

La tête du Mascherone du Campanile de Santa Maria Formosa, pleine de petits trous, dans le Castello à Venise La tête, pas si méchante que cela, du Mascherone du Campanile de Santa Maria Formosa, dans le Castello à Venise L'auteur John Ruskin, célèbre pour son ouvrage sur l’architecture gothique vénitienne, décrivait ce Mascherone comme une tête énorme, inhumaine, monstrueuse, avec un regard bestial et de travers, trop horrible pour être dépeinte ou décrite ou même la regarder plus d’un instant... un être bien sensible le petit John...
  La tête du Mascherone du Campanile de Santa Maria Formosa, pleine de petits trous, dans le Castello à Venise.   La tête, pas si méchante que cela, du Mascherone du Campanile de Santa Maria Formosa, dans le Castello à Venise.   L'auteur John Ruskin, célèbre pour son ouvrage sur l’architecture gothique vénitienne, décrivait ce Mascherone comme une tête énorme, inhumaine, monstrueuse, avec un regard bestial et de travers, trop horrible pour être dépeinte ou décrite ou même la regarder plus d’un instant... un être bien sensible le petit John...

Une autre sculpture, “pleine de petits trous”, celle de cette belle tête représentant Jupiter, sur la porte d'entrée du palais Scalfarotto, un palazzo du XVIIe siècle, dans le Castello à Venise Et comme vous le savez maintenant : non, non, il n'y avait pas de poils à l'origine dans les trous qui ornent les sourcils du Dieu Jupiter ! Masegni en attente d'être reposés, sur la Fondamenta San Severo, dans le Castello à Venise
  Une autre sculpture, “pleine de petits trous”, celle de cette belle tête représentant Jupiter, sur la porte d'entrée du palais Scalfarotto, un palazzo du XVIIe siècle, dans le Castello à Venise.   Et comme vous le savez maintenant : non, non, il n'y avait pas de poils à l'origine dans les trous qui ornent les sourcils du Dieu Jupiter !   Masegni en attente d'être reposés, sur la Fondamenta San Severo, dans le Castello à Venise.

Les masegni (ou mazegni) en cours de repose, Borgoloco San Lorenzo, avec, en orange, notre sympathique professeur du jour en matière de masegni, dans le Castello à Venise La calle Varisco : 53 centimètres de large !!!
  Les masegni (ou mazegni) en cours de repose, Borgoloco San Lorenzo, avec, en orange, notre sympathique professeur du jour en matière de masegni, dans le Castello à Venise.   La calle Varisco : 53 centimètres de large !!!    
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