La Regata Storica vue par Félix de Chevrollet à Venise en 1847

Le Doge, ses gondoliers et la Reine de Chypre
Toutes étaient découvertes et montraient de ravissants bouquets de femmes.
C'était un spectacle enchanté que toutes ces barques pavoisées, tendues de draperies en soie de toutes couleurs qui se miraient dans l'eau, abritées de voiles brodés d'or ou d'argent qui flottaient à la brise, ou recouvertes de dais en velours éclatants, et entourées de guirlandes de fleurs.

Cortège historique à la Regata Storica 2007
De grands bateaux pompeusement décorés et chargés d'orchestres allaient et venaient au milieu de cette foule grouillante de petites embarcations, promenant leurs vives symphonies italiennes le long du grand canal dont toutes les maisons laissaient pendre par les fenêtres de riches tentures de toutes sortes et de toutes nuances.

Fastes d'antan : Cortège historique Regata Storica 2007
Ces régates vénitiennes ne sont pas en elles-mêmes très curieuses.
De petites barques plates, montées par deux rameurs debout, partent ensemble d'un même point et luttent à qui arrivera la première au but.
On couronne les vainqueurs et tout est dit.
La vraie fête est de voir papilloter sur l'eau et sur les murs toutes ces innombrables décorations bariolées, et de regarder réunies, toutes ces piquantes figures italiennes, parmi lesquelles se trouvent tant de physionomies vraiment belles et poétiques. »
Félix de Chevrollet Venise en 1847 – 1848
La régate en 1782 

