Le 22e Marathon de Venise - Le Venicemarathon 2007
Le Marathon de Venise, le VeniceMarathon, est surtout, en plus du très bel évènement sportif qu’il représente, l’occasion de voir des athlètes de haut niveau courir dans certains des endroits les plus prestigieux et les plus beaux de Venise.
Après avoir passé le Pont de la Liberté qui relie Venise à la Terra Ferma (près de 4 kilomètres), puis traversé le Tronchetto, les marathoniens ont couru le long des Zattere (2 kilomètres) et connu alors leurs premiers ponts… et supplices vénitiens.
Et cette année 2007, comme quasiment dans tous les précédents Marathons de Venise, ce sont bien les ponts de Venise qui ont fait la différence.
Cette 22e édition du Marathon de Venise ne comptait en effet pas moins de 14 ponts sur les seuls trois derniers kilomètres de la course !
Le Marathon de Venise au coeur de Saint MarcCertes tous les ponts traversés dans Venise par les marathoniens avaient été équipés de passerelles pour leur éviter l’épreuve des marches (des passerelles particulièrement appréciées par les mamans pour leurs poussettes ainsi que par les valises à roulettes des touristes, et qui resteront en place jusqu’à l’Épiphanie, merci au Marathon).
Pour autant, lorsque vous devez courir un total de
42 195 kilomètres et que les trois derniers kilomètres à franchir sont parsemés de ponts à monter et à descendre, les douleurs musculaires se font tout de suite plus cruellement sentir, et tous les concurrents n’arrivent pas à gérer aussi bien cette ultime difficulté toute vénitienne.
Le Vainqueur du 22e Marathon :
Jonathan Kipko KosgeiLe vainqueur de cette 22e édition Marathon de Venise, le Kényan,
Jonathan Kipko Kosgei, en
2 heures, 12 minutes et 27 secondes, a justement cette année amplement profité des ponts de Venise pour distancer ses concurrents, et ce dès avant la Dogana da Mar, sur les Zattere.
C’est donc quasiment seul qu’il a franchi le ponton métallique temporaire de 170 mètres qui avait été installé exprès pour le Marathon de Venise, et qui reliait la
Douane de Mer aux Giardini Reale, permettant ainsi aux coureurs de traverser le Grand Canal à l’entrée du Bassin de Saint Marc sans avoir à passer par le très haut pont de l’
Accademia.
Et c’est là que le spectacle a véritablement commencé pour des milliers de vénitiens et de touristes, pour l’essentiel venus exprès à Venise pour assister à son fameux Marathon.
Une telle arrivée est en effet inoubliable, voir ces athlètes passer devant la
Piazzetta de San Marco, devant le
Palais des Doges et toute la suite des palazzi qui bordent la Riva degli Schiavoni et le bassin de Saint Marc jusqu’à l’arrivée, était franchement magnifique.
Marathon de Venise
Le Palais des DogesLes passerelles installées sur les ponts pour l’occasion avaient de plus une certaine “élasticité”, comme vous pourrez le voir sur beaucoup de photographies que nous avons prises de ce nouveau Marathon de Venise.
Ce qui fait que les marathoniens étaient quasiment en apesanteur entre leurs foulées à la descente des ponts.
Par contre, personne ne “flottait” en l’air à la montée et les pentes étaient plutôt raides !
Mais les “bravos” du public, particulièrement chaleureux cette année, étaient là pour encourager tous les participants de cette
22e édition du Marathon de Venise qui, il ne faut pas l’oublier comprenait en fait plusieurs courses : masculine, féminine mais aussi handisport.
Et les athlètes de cette catégorie étaient tout aussi méritants que les premiers car leurs bras avaient également dû “avaler” à pleine vitesse les
42 195 kilomètres de ce Marathon et croyez-nous, pour eux, la montée des ponts était encore plus difficile que pour les concurrents de la catégorie générale.
Marathon de Venise, Riva degli Schiavoni
et Campanile de Saint MarcCe 22e Marathon de Venise, véritable fête du sport, a été une réussite : suspens jusqu’à moins de deux kilomètres de l’arrivée et en plus le soleil pour embellir encore un peu plus le décor.
Il a aussi montré de nouveau toute la modernité de Venise, capable d’accueillir en son sein millénaire des évènements internationaux dans son décor de rêve.
La structure de la ville, que les athlètes nous excusent pour cette affirmation qui “oublie” les ponts, est aussi particulièrement adaptée à ce type de compétition sportive en ne créant pas de barrière “routière” entre les concurrents et le public.
Seules de petites bandes de plastique séparaient les marathoniens de la foule des vénitiens et des touristes, et tout le monde se trouvait ainsi côte à côte, sur le même “niveau”.
Anne Kosgei, arrivée 2e du Marathon Féminin 2007En nettement moins fatiguant pour nous, bien évidemment !
Et cette proximité entre les athlètes et le public a rendu la course encore plus belle, plus présente, plus captivante.
Les policiers n’étaient d’ailleurs essentiellement présents qu’au niveau des ponts, pour que la circulation piétonne puisse rester fluide et ils applaudissaient autant que le public, de qualité, qui a montré qu’il était capable de se contrôler tout seul.
On n’a donc pas vu, comme malheureusement dans d’autres courses, dont le Tour de France, de spectateurs traverser devant les sportifs, ou encore courir avec eux avec le risque de les faire chuter en plus de celui de les gêner.
Cette confiance envers le public, qui a montré qu’il la méritait, a eu pour résultat que la course vous “frôlait” en permanence, ce qui créait une ambiance encore plus prenante.
Marathon de Venise, une ambiance formidable !Et ça applaudissait dans toutes les langues, de l’italien au Russe en passant par l’anglais, l’allemand, etc… ce qui apportait encore un peu à la magie du sport : plus de frontières, juste le Sport, la beauté du Sport, la beauté de l’effort et l’union de tous les langues, nations et religions derrière les athlètes.
Nous ne pourrons certainement pas nous promener le long du Bacino San Marco ces prochains jours sans penser à toutes ces belles foulées qui ont fait résonner ces passerelles de bois, sans entendre résonner encore dans nos oreilles tous ces “bravos”, et sans nous souvenir de la joie des spectateurs et des marathoniens, autant heureux que nous de participer à cette course à travers Venise.
Marathon de Venise sur fond de Palais des Doges
On imagine en effet, malgré l’effort et la souffrance terrible d’un marathon, l’effet que cela doit faire d’arriver dans ce lieu magique qu’est Venise, de fouler son sol dans ces endroits prestigieux avec pour vue à votre gauche ses Palais, et à votre droite, le Bassin de Saint Marc avec l'église et le
Campanile de Saint Georges Majeur en “fond d’écran”.
Merci à tous les marathoniens, merci à Venise, et à l’année prochaine !
Ci-dessous, Valeria Corazzin, arrivée 1re femme dans la catégorie Handisport :
Bravo donc à ces athlètes, particulièrement méritants, souriants dans l’effort, et qui étaient autant applaudis que les vedettes internationales qui participaient à ce nouveau Marathon de Venise.
Il faut également remercier pour leur remarquable travail et dévouement, les accompagnateurs de ces athlètes, membres de l'association “Pedaliamo per la Vita”.
Marathon de Venise sur le ponte del Sepulcro après la PietàCette 22e édition du Marathon de Venise avait débuté sur la Terra Ferma à la Villa Pisani à Strà, à 9h15 du matin pour la catégorie générale et à 9h10 pour les participants handisport en fauteuil roulant.
La ville de Strà est située environ 25 kilomètres à l’ouest de Venise, tout au début de la rivière de la Brenta.
Un lieu célèbre pour tous les Palazzi que les patriciens vénitiens y avaient construit au
XVIIe et surtout au
XVIIIe siècle.
Marathon Venise devant les Prigioni
Les marathoniens ont ensuite traversé les villes de Dolo, Mira et Oriago, puis la zone de Marghera, le port pétrolier situé juste avant Venise, et Mestre, pour faire ensuite un crochet de trois kilomètres à travers le parc de San Giuliano, toujours sur la Terra Ferma.
C’est ensuite que Venise, la belle et historique cité des Doges, a commencé à leur apparaître lorsque la course a emprunté le Ponte de la Liberta, long de presque quatre kilomètres.
Un pont néanmoins encore “sympathique” pour les marathoniens puisque… plat !
De là, ils ont traversé la zone portuaire du Tronchetto pour déboucher ensuite au début des Zattere, le grand quai (deux kilomètres) qui longe le canal de la Giudecca et borde le sud du sestiere du Dorsoduro.
C’est là que “l’écrémage” de cette 22e édition du Marathon de Venise a commencé à se réaliser avec les premiers ponts à traverser et des foulées qui ont fait toute la différence entre les marathoniens.
Dogana da Mar et le Pont provisoire du Marathon de Venise
Au bout des Zattere, les concurrents ont viré autour de la pointe de la Douane de Mer pour emprunter la
passerelle métallique de 170 mètres qui avait été installée pour l’occasion en travers du Grand Canal.
Un pont qui relie le Dorsoduro aux Giardini Reale, les jardins qui se trouvent le long du Bassin de Saint Marc, juste derrière la bibliothèque Marciana et la
Piazzetta San Marco avec ses deux colonnes de granit.
Encore sept ponts attendaient les marathoniens avant l’arrivée, et pas des moindres, longs et bombés… parmi les plus imposants de Venise, à l’exemple du pont de la Piéta, particulièrement difficile à franchir pour des concurrents souvent déjà au bord de l’épuisement.
Et pourtant beaucoup d’entre eux semblaient aux anges, réussissaient à sourire entre deux douleurs, heureux comme nous d’être là, de devenir partie de ce décor somptueux, d’avoir fait le Marathon de Venise !
Le site Officiel du Marathon de Venise

Association Pedaliamo per la Vita :
www.pedaliamoperlavita.it
Le Marathon de Venise sur Wikipedia